La mise en service anticipée de la phase 2 du projet Congo LNG marque un tournant pour le secteur gazier congolais : avec l’unité flottante Nguya FLNG, le pays atteint une capacité de liquéfaction record, tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’exportation et de valorisation du gaz.
🚀 Une montée en capacité décisive
Le 2 décembre 2025, l’opérateur Eni a officiellement lancé la phase 2 du projet Congo LNG, portée par l’unité Nguya FLNG. Cette phase augmente la capacité de liquéfaction à 3 millions de tonnes par an (mtpa), soit environ 4,5 milliards de m³ de gaz par an.
L’architecture de cette phase comprend : trois plateformes de production offshore, l’unité de traitement/compression (ancienne plateforme Scarabeo 5), ainsi que la nouvelle FLNG.
🌍 Un impact national et régional
Grâce à cette montée en puissance, le Congo renforce sa position sur le marché africain du GNL. Selon l’agence spécialisée, cette capacité pourrait représenter 8-9 % des exportations africaines de GNL si les volumes sont maintenus.
Par ailleurs, la structure technique mise en place permet de valoriser le gaz associé — jusque-là parfois torché — et d’envisager une partie pour le marché domestique, tout en gardant un fort potentiel d’exportation.
🔮 Ce qu’il faut suivre
- Premier cargo export attendu début 2026
- Potentiel d’extension vers de nouveaux champs gaziers grâce à la modularité de l’unité Nguya FLNG
- Effets sur la balance énergétique congolaise, sur l’emploi et sur les recettes d’exportation
Nos sources:
Eni+2Rigzone+2; World Oil+2Rigzone+2; Ecofin Agency+1; Présidence de la République du Congo+1